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Métier de Social Media Manager – Portrait de Léa Blanc, SMM à Au Vieux Campeur

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Léa Blanc, Social Media Manager à Au vieux Campeur

Métier de Social Media Manager – Portrait de Léa Blanc, SMM à Au Vieux Campeur

En tant que consultant en communication basé à Annecy, mon expérience me permet de réaliser que certains métiers sont mal compris ou maîtrisés par mes clients. Il me tient à coeur de vous partager la perception des professionnels de leur propre métier. C’est important qu’ils vous expliquent les attentes que l’on peut avoir de leur poste. Enfin, je pense qu’il est nécessaire qu’ils vous partagent comment ce travail est mis en oeuvre. Aujourd’hui, vous rencontrez Léa Blanc, Social Media Manager (SMM) de Au Vieux Campeur. Le déploiement digital à grande échelle du “Vieux” est récent. J’ai rapidement identifié et apprécié le travail déployé par Léa pour l’enseigne. Que vous soyez vous même SMM, Community Manager (CM), ou sur le point de faire appel à des spécialistes de la communication, j’espère que son témoignage vous éclairera et vous inspirera.

Cette interview est le début d’une longue série. Elle vous est livrée dans sa forme la plus brute car son contenu est très riche.

Au Vieux Campeur en chiffre sur les Réseaux sociaux

Afin de vous aider à réaliser l’ampleur du travail opéré par Léa, voici quelques données chiffrées du Vieux sur les réseaux sociaux.

Comptes Nationaux

Comptes Locaux

  • 10 pages de magasins : + de 100K Fans dont une moyenne de 17% de taux d’engagement.

*Taux d’engagement : la moyenne nationale est inférieure à 1%

Rencontre avec Léa Blanc, Social Media Manager à Au Vieux Campeur.

Trop Bien Caché : Peux-tu te présenter ainsi que l’historique de Au Vieux campeur sur le numérique ?

Léa Blanc : J’ai fait des études en sciences industrielles et en école de commerce. J’ai travaillé dans le secteur de la chimie fine avant de me rendre compte que cela ne me plaisait pas. Passionnée par le sport et la nature, je me suis naturellement dirigée vers Au Vieux Campeur. Du coup, je suis rentrée par la petite porte. J’ai postulé au Vieux Campeur où j’ai fait de la vente durant 4 ans. J’ai été amenée à gérer la page Facebook du “Vieux” à Lyon.

Très porté sur le numérique, Aymeric de Rorthays, notre directeur général, a donné une nouvelle impulsion à la stratégie de Au Vieux Campeur. Il décide en 2018 de la création de 2 postes. Le mien, en tant que Social Media Manager, et celui de ma collègue en tant que cheffe de projets sur la partie du site. De là est partie la petite révolution numérique de Au Vieux Campeur. Les résultats commencent à se voir. Tout était à faire. On n’est pas encore là où on a envie d’être mais il faut être patient.
C’est pour moi une belle expérience et un grand challenge. Aujourd’hui je chapeaute toute la partie “sociale” et produit une charte éditoriale pour l’ensemble du réseau.

Peux-tu nous parler de ton rôle dans le déploiement de votre stratégie digital ?

La stratégie s’est mise en place progressivement. J’ai d’abord repris les pages nationales sur Instagram, Facebook et Twitter. Le but était de construire des pages fortes. Nous avons conservé les pages locales qui sont gérées par un responsable de magasin. Je leur fournis des outils, une charte afin d’obtenir une cohérence pour notre enseigne. Chaque publication nationale est partagée à l’échelle locale afin de nous assurer que tous les clients du Vieux soient informés.
Notre volonté est de préserver voire de développer le lien de proximité avec nos clients. Nous permettons aux magasins locaux de communiquer sur des informations qui leurs sont propres comme leurs horaires d’ouvertures, les nouveautés dans leur rayon, les événements partenaires…

À qui t’adresses-tu au travers de ces supports de communication ?

Si je devais résumer, je dirais : aux passionnés.
Notre cible est passionnée de montagne, de nature, de voyage, de sport en général. On ne cible pas une clientèle érudite. Au Vieux Campeur veut proposer à tous des produits techniques, de qualité, au meilleur prix. On nous reproche souvent d’être cher mais c’est une erreur de jugement. Nous proposons des produits performant à des prix très compétitifs.

Quelles sont les attentes de la direction vis à vis du poste de Social Media Manager ?

C’est plutôt à eux de répondre *rire*.
La direction de Au Vieux Campeur ne fixe pas d’objectifs à ses collaborateurs. Les gens ne nous croient pas mais c’est comme ça que fonctionne notre groupe.
Je n’ai donc pas d’objectifs chiffrés. Je travaille directement avec Aymeric de Rorthays.
J’ai la chance de collaborer avec lui de manière assez simple et décomplexée.
Ce qu’il veut, c’est que j’arrive à fédérer autour de Au Vieux Campeur. Je réalise un travail de notoriété avant un travail commercial.

Notre idée est de réussir à capter l’attention des clients pour être écoutés et qu’ils comprennent notre métier.
Aymeric de Rorthays me donne beaucoup d’autonomie et de liberté. Il me fait confiance sur les tendances que j’identifie et ma manière de communiquer. Il me donne les lignes directrices sur la partie opérationnelle et identifie les produits que je dois mettre en avant.

Animer des réseaux sociaux lorsque l’on n’est revendeur n’est jamais simple. Quelles sont tes difficultés ou au contraire, tes leviers au quotidien ?

Au Vieux Campeur est l’une des premières entreprises historique de sport outdoor en France. Elle a été créée il y a 79 ans par la famille de Rorthays. Elle est connue des passionnés et dirigée par des gens qui connaissent le marché et leurs clients.
Mon travail a été pas mal facilité parce qu’Au Vieux Campeur a déjà une image de marque forte. Inconsciemment, les gens oublient qu’on est distributeur. Dernièrement, on a ouvert un corner au Printemps, à la manière d’une marque et les clients nous ont accueilli comme tel. Mon rôle est de parler de Au Vieux Campeur en tant que marque, en tant qu’acteur à part entière qui propose des produits sélectionnés et de qualité.

En apprenant à connaître notre univers, les gens apprennent à nous faire confiance sur le choix de nos gammes. Les clients qui viennent dans notre magasin ont la garantie d’une sélection de qualité.

Comment t’y prends tu pour faire ressortir l’ADN du “Vieux” dans ta ligne éditoriale ?

En tant que Social Media Manager, j’essaie d’harmoniser au mieux les discours sur tous les médias et supports. La ligne éditoriale est de conserver une communication humaine, avec des photos qui ne sont pas aseptisées. Notre contenu est exclusif et ne vient pas des marques pour se différencier des concurrents. Nous fuyons le manque d’authenticité.

Je suis “piquée” Au Vieux Campeur. Les gens qui travaillent pour le Vieux sont des passionnés. Certains font du sport à haut niveau. On a la connaissance du marché, du produit, du client.
La direction veut qu’on mette au maximum en avant les gens, leur pratique, les communautés. Nous n’utilisons pas de banques d’images, d’images de photographes et rarement celles des marques. Nous préférons avoir des images de moins bonne définition qui sont des images vraies qui racontent des histoires vraies.

L’authenticité est importante pour moi. Notre ligne éditoriale fait en sorte d’apporter du service, que ce soit autour de la connaissance ou de l’émotion. Je veux faire rêver les gens qui nous suivent, leur donner envie de pratiquer et pas directement d’acheter. Nous ne voulons pas proposer de communication agressive. Le conseil est important tout comme l’aspect familial qui fait partie des valeurs de Au Vieux Campeur.

La vision de ton métier semble plus qualitative que quantitative. Que penses tu de la course au KPI imposée par certaines directions à leur Social Media Manager ?

Je n’ai jamais eu cette demande. On ne me demande pas de justifier de chiffres. Pour analyser mon travail, il suffit d’allumer son téléphone pour consulter les chiffres *rire*.
J’ai mis en place des indicateurs lors de ma prise de poste. On les suit comme ça, mais je n’ai pas à me justifier à leur propos. On préfère regarder le qualitatif comme les avis, le ton des clients, comment ils vivent les choses.

Ce métier est un travail d’équilibriste. Il faut à la fois réussir à surfer sur le caractère viral des publications tout en produisant un contenu qui nous ressemble. La course au like peut vite dégrader notre feed et faire perdre de vue les objectifs de notre communication. Quand nous réalisons des mèmes ou partageons une publication virale, nous le faisons avec notre ton, notre charte et en toute proportion gardée.

Comment la Social Media Manager de Au Vieux Campeur produit-elle ses contenus ?

J’essaie de réaliser un maximum de choses moi-même. Tout ce qui est créa est externalisé. Je suis aidée par une agence de communication qui s’occupe aussi de l’optimisation SEO, des grandes campagnes, de la gestion de gros projets. C’est une agence jeune avec qui on peut faire des brainstorming.
Le Vieux travaille également avec des ambassadeurs qui nous produisent des textes, des images.
Lorsque nous faisons du co-branding avec des marques, je fais en sorte de raconter une histoire, un projet ou de proposer un service.

Si tu devais présenter le métier et les qualités nécessaires pour être Social Media Manager à quelqu’un qui ne le connaît pas, que dirais-tu ?

Pour moi, le métier de Community Manager (CM) s’apprend difficilement d’un point de vue technique et créatif. Une des clés, selon moi, est de connaître le secteur d’activité.
Des études de CM existent mais ce qu’on va t’apprendre d’un point de vue technique peut vite être obsolète. On apprend en fonction de nos besoins, de ce qu’on voit émerger. On ne peut pas tout connaître et ça ne servirait pas à grand chose.
Je ne prépare jamais mes publications plus d’une semaine à l’avance car il faut aussi savoir coller à l’actualité.
Ça reste un métier où il faut s’adapter et tester : des formats, des phrases. Il n’y a pas de recette miracle.
Une publication peut marcher le lundi et pas le vendredi. Il faut être capable de se réinventer. Les internautes voient vite la même chose chez les concurrents ou dans d’autres secteurs et se lassent vite.

Enfin, je pense qu’il faut avoir une certaine sensibilité humaine et être en accord avec ses clients. Je ne me vois pas être Social Media Manager pour un autre domaine, un autre secteur.
Pour ce métier, je pense qu’il faut avoir des valeurs morales, éthiques. Les gens le recherchent aujourd’hui. Si tu ne crois pas en ce que tu partages, ça se ressent.

Quelles sont tes inspirations ?

Elles ne sont pas forcément françaises. REI et Back Country en Amérique du Nord . Des marques comme Patagonia qui ont une communauté forte et font la promotion d’un mode de vie. Ce sont des milieux de l’Outdoor qui m’inspirent.
Dans d’autres secteurs, il y a des boites qui ont beaucoup de proximité avec leur client : Innocent, Le Slip français, Michel et Augustin. Des gens qui ont réussi à partager pas mal de choses entre leur marque, leurs clients et leurs produits.

À tu des conseils à partager pour générer de l’engagement ?

Je n’aime pas, comme toi, parler de “bonnes pratiques”. Les conseils que je pourrais partager ne marcheront pas pour tout le monde. Dans notre secteur, avec notre communauté, c’est assez intuitif. Comme je le disais plus haut, je suis “piquée” au Vieux. Je n’ai pas de recette.

Toutefois, j’aime faire des choses qui sortent de l’ordinaire, proposer du jamais vu. J’aime jouer sur les émotions. Je m’adapte à l’instant présent, tout en analysant ce qui fonctionne.
Mon travail est de raconter une grande histoire, émouvoir, apporter du conseil. Quand je prépare une publication, je me pose cette question : “Avec quoi repart une personne qui voit ma publication”. Est-ce une information pertinente ? Une émotion ? Il faut que cette publication serve. Au sens large du terme. Pour cela, il est indispensable de connaître son client. On ne va donc pas balancer une pub comme ça. C’est tout un travail en amont.

As-tu un réseau social préféré ?

J’aime bien Facebook et Instagram. Twitter demande un suivi à plein temps, et nous n’avons pas ce temps pour y développer une communauté. Il nous sert de relais institutionnel.

Facebook me permet de m’adresser à une population plus âgée que sur Instagram. On y a moins le droit à l’erreur. Les communautés y sont plus engagée. On se fait retoquer facilement, comme lorsqu’elle a l’impression qu’on fait du green washing.
Instagram est plus jeune. Cette plateforme propose une autre dynamique pour échanger. Les utilisateurs y vont davantage pour s’évader. Instagram offre une proximité intéressante. Les stories génèrent des échanges directs plus facilement.
Nous avons fait le choix de ne pas être sur Snapchat, Tik Tok, qui sont des plateformes trop jeunes.

Si tu avais un conseil à donner à une enseigne qui n’a pas de notoriété, quel serait-il ?

De connaître ses clients avant de s’adresser à eux et d’y mettre du cœur ! 🙂

 

Le regard de trop bien caché sur le poste de Social Media Manager

L’approche de Léa Blanc du Social Media Management est très qualitative. Elle propose un travail avant tout basé sur l’échange avec ses lecteurs-clients, qui se ressent dans toutes ses publications. Son approche “servicielle” sert l’objectif commercial de Au Vieux Campeur. Pour cela, et elle le dit elle même, il est important de connaître son client, ses codes mais aussi l’univers dans lequel un Social Media Manager évolue.

SMM, tout comme CM, est un métier évoluant en permanence du fait des mises à jours des plateformes sur lesquelles il/elle travaille. Connaître la technique est important mais pas crucial car un.e SMM est par définition curieux.se. Il/elle se documente sur les évolutions et les possibilités techniques qui se présentent pour répondre à ses enjeux, ses problématiques ou ses objectifs.

Ce poste requiert une veille permanente, d’être au fait des dernières tendances. Il repose sur des tests, c’est pour cela que son action s’observe sur un temps moyen voire long.

Trop Bien Caché et le Social Media Management

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Pierre-Antoine PLAS

Je suis le créateur de trop bien caché. Curieux de tout, à l'écoute, je me ferai un plaisir d'échanger à propos de vos enjeux de communication et de marketing. Merci et à bientôt !

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